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Publié le 03/05/2018 par Sylvie Fontaine, Pas de commentaire

Cépage ou Terroir? Ou juste différent?


Dans les années 1990 le cépage n’était pas vraiment important avant que les vins du Nouveau Monde apparaissent à plus grande échelle.

Bien sûr, c’était important. Mais les consommateurs ne se souciaient pas de savoir de quel raisin les vins sont faits. Ils achetaient un Bordeaux, un Bourgogne, un vin de Toscane, un vin de Porto, un Champagne. Ils achetaient un style de vin ou une origine. Pas un grain de raisin. Puis les vins du Nouveau Monde sont apparus et, tout à coup, le Chardonnay et le Cabernet Sauvignon ont pris le devant de la scène.

Aujourd’hui les amateurs de vin sont obsédés par le cépage.

Ils veulent connaître les cépages dans le vin, parfois même savoir précisément les pourcentages exacts, sans pour autant que cette précision soit jugée importante aux yeux du producteur. A priori le cépage est devenu l’élément primaire pour démystifier un vin. Et parfois, il faut avouer que ce n’est ni le cépage, ni le pourcentage auquel les amateurs de vins s’intéressent lors de la dégustation d’un vin, mais plutôt d’où il vient, son histoire, et dans quel style il est fait.

Vous pouvez (assez) souvent reconnaître un Bordeaux mais ce n’est vraiment pas facile de dire si c’est du Merlot ou du Cabernet Sauvignon. Vous pouvez reconnaître les tons chauds d’un Languedoc mais deviner l’assemblage des cépages est un défi. Un sauvignon blanc de Sancerre ou de Nouvelle-Zélande est complètement différent d’un Bordeaux blanc, même s’il est fait à 100% de sauvignon.

Aujourd’hui, les cépages traversent les frontières comme jamais auparavant.

Dans une certaine mesure, c’est à cause du changement climatique. Bordeaux, par exemple, expérimente la syrah et le grenache. En Languedoc de « nouveaux » cépages venus des régions méridionales; plus adaptés aux périodes de sécheresse vont devoir être plantés pour privilégier la fraîcheur des vins, des degrés d’alcool plus faibles, et quantités en volume.

Mais une autre raison est qu’aujourd’hui de nombreux consommateurs veulent quelque chose de différent, quelque chose d’inattendu et surtout ils sont en attente d’authencité. Les raisins portugais ont du succès en Californie. Un Bordeaux avec 100% Carmenère?

Certainement les cépages autochtones ont de nouveaux leur place à prendre dans les vignobles du vieux continent. Dans tous les cas avec le bon concept marketing et les bons canaux de vente, il devrait être un blockbuster.

Voici un bel exemple d’un vin de cépage marqué par son terroir et son histoire :

Justin Malbec de Bel Air la Royère Grand Vin de  Bordeaux 

 

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